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Halloween ou Toussaint
Nous voici à quelques jours de Halloween. Des enfants ont pris l’habitude de se
déguiser en sorcières, en vampires et en cadavres. Nous sommes avertis qu’ils
vont venir sonner aux portes pour proposer leur chantage : « Donnez-nous des
bombons ou nous vous jetons un sort ! » Dans la plupart des cas, c’est perçu
comme une animation de plus. Mais ici ou là, nous avons pu observer un certain
nombre de dérives.
Cette fête est un retour à une ancienne tradition celtique. Il ne s’agit pas
d’une simple fête comme Carnaval qui est une fête de la vie. La fête de
Halloween est basée sur la mort. Elle ridiculise la mort. mes enfants déguisés
rient de la mort. Il convient de bien mesurer les conséquences négatives de
cette fête.
Les adultes ont été élevés dans le respect de la mort. Ils se sentent très mal à
l'aise car ils craignent que leurs enfants d'aujourd'hui ne pensent aux défunts
qu'en projetant sur eux des images grimaçantes et ridicules.
"Mais surtout, Halloween fait entrer la mort dans la vie réelle.
Les enfants ont besoin de se perdre dans un monde imaginaire de temps en temps.
Ils y oublient leurs angoisses, notamment face à la mort et au mal, et
reviennent dans la réalité en ayant compris que leur monde imaginaire n’est pas
réel. Les contes de fées prennent toujours fin.
Mais avec Halloween, la mort devient un amusement. Les enfants ne sont
physiquement plus eux-mêmes puisqu’ils adaptent leur comportement au personnage
que leur déguisement représente. Et ces personnages ont tous vaincu la mort,
qu’ils soient fantômes, squelettes ou sorcières. L’enfant, par son déguisement,
devient donc plus fort que la mort.
Or, l’apprentissage de la mort en tant que limite s’effectue habituellement vers
l’âge de 6 à 7 ans. Prendre conscience de la réalité de la mort, c’est prendre
conscience de ses limites. Cet apprentissage aide l’enfant à domestiquer le
sentiment de toute puissance qu’il connaissait jusqu’alors.
Si l’apprentissage de la mort se déroule mal, l’enfant n’identifiera pas ses
limites. Or Halloween, parce qu’il laisse croire aux enfants qu’ils sont plus
forts que la mort, est un obstacle à ce processus d’apprentissage."
A l’époque, ces populations païennes s’adonnaient à des pratiques de
malédictions, de vengeance, de sorcelleries et de sacrifices humains. Le
christianisme a réagi en annonçant un Dieu d’amour et de miséricorde. Ces
populations ont abandonné leurs anciennes pratiques ; elles se sont converties
en masse à la nouvelle religion d’amour. Alors comment expliquer ce retour au
paganisme au 21ème siècle ?
De fait, Halloween est devenu une tradition qui comporte des enjeux commerciaux.
Les enfants sont influencés par leurs parents et leurs éducateurs mais aussi par
la publicité. Le paradoxe, c’est que ces pratiques religieuses sont aussi le
fait de beaucoup d’écoles publiques alors qu’elles devraient y être proscrites.
Mais quand on chasse le religieux, il revient au galop sous une autre forme qui
n’a rien à voir avec le christianisme. Pour les enfants ce sera Halloween.
Nous-mêmes, adultes, nous avons fait de la fête de Toussaint une fête des morts.
Nous avons fleuri les tombes pour honorer ceux qui nous ont précédés. Il n’y a
rien de mal à cela, mais cela risque de cacher le vrai sens de Toussaint. Pour
nous chrétiens c’est une fête très belle et très joyeuse. On y fête tous les
saints du ciel, tous les amis de Jésus. Après leur mort, ils ont obtenu la
récompense de leur amour et de leur fidélité. Nous pensons à ceux qui sont
reconnus officiellement par l’Église, ceux qui sont canonisés. Mais parmi eux,
il y a aussi des inconnus, des membres de nos familles, de nos quartiers. Ils
sont une foule innombrable que nul ne peut compter. Tous sont dans la joie
auprès de Dieu. Et ils nous y attendent.
A l’annonce de l’Évangile, les Celtes se sont convertis à Jésus Christ.
Actuellement, des initiatives sont prises pour réagir contre les nouvelles
pratiques païennes. En lien avec Pâques, la fête de tous les saints nous invite
à aller au coeur de la foi, à accueillir l’appel de Dieu qui nous invite à
revenir vers lui : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile… » et aussi « Ne
cherchez pas parmi les morts ceux qui sont vivants… »
Jean C. (D’après diverses sources)
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